le champ

A chaque instant, il s’agit de considérer que la personne est indissociable de son environnement et que celui-ci influence son comportement et son état. Faire du design dans une perspective de champ c’est se poser la question de l’influence de la création sur le vécu de l’individu. Le designeur devient responsable de ce qui se passe au contact de son travail. Au même titre que le confort ou la réflexion sur l’usage, la question du rayonnement de l’objet fait partie du travail de design. Art / architecture / design, dans une perspective de champ ces disciplines s’unifient dans l’expérience vécue.

Nous prenons conscience du champ lorsque nous nous sentons touchés

« Objets inanimés avez-vous donc une âme ? »  Se demandait déjà Alphonse de Lamartine. Lorsque je parle de l’objet rayonnant dans le champ je ne désigne pas un phénomène physique, un rayonnement propre à l’objet. Je désigne ce qui peut passer du côté de l’observateur. La réponse de l’organisme « ressenteur » en présence d’un élément du champ.

Cette question du rayonnement de l’objet dans le champ est similaire à une oeuvre d’art. L’art fonctionne en rayonnant dans le champ. « Quelque chose se passe ». 

La réalité du champ démontrée par les neurosciences 

Une expérience de neuro-science nous renseigne sur la nature de l’expérience de champ .
Des personnes équipées de casques d’imagerie cérébrale observent des toiles, coupées au cutter, du peintre Lucio Fontana.

L’image d’activité cérébrale enregistrée chez les « ressenteurs » est identique à celle qu’ils auraient s’ils coupaient effectivement la toile au cutter. A travers sa création, l’artiste a la capacité de faire vivre une expérience. Il transmet un état mental à l’observateur.

Conscience et inconscience du champ

La plus grande partie de nos perceptions demeurent inconscientes. Que nous le voulions ou non, que nous en ayons conscience ou pas, notre comportement est largement influencé. Le design de notre environnement fait partie de notre vécu et de notre vie.